Mercredi 2 avril 2008
Soleil noir est le dernier roman de Patrick Pécherot, un des grands noms du roman noir français actuel.

Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars français.


Résumé

Dans une ville à l'abandon, quatre hommes, éternels perdants, préparent l'attaque d'un fourgon blindé. Il y a Félix, éreinté par la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste, et Zamponi, l'artisan lessivé. Ils jouent leur dernière carte. Leur plan? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d'un oncle défunt. Mais la poisse les poursuit. La grève des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s'en mêle, les curieux rappliquent, un restaurant déserté retrouve une jeunesse... Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renaît. Les fantômes du passé entrent dans la danse, apportant avec eux une mémoire oubliée : un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais, expulsés de France dans les années trente. Quand les fils du destin s'enchevêtrent, le bal des "pas-de-chance" est ouvert...


Mon avis

Plutôt mitigé après la lecture de Tiuraï, je n'ai toujours pas été convaincu par Patrick Pécherot.

Soleil noir est sans doute un bon roman de la même couleur, mais il ne m'a pas emballé outre mesure.

Objectivement, je ne vois pas trop quels défauts on pourait lui trouver, sinon une lenteur certaine dans l'intrigue, argument facilement balayable par les amateurs de romans noirs (dont je suis), pour qui de toute façon le suspense à tout prix n'est pas la priorité.
Autre raison possible, l'intrigue en elle-même, contrairement à certains auteurs (je pense particulièrement à Dennis Lehane) est vraiment simple dès le départ ne se complexifie quasiment pas par la suite. La simplicité de l'intrigue, parfois retournée en avantage ( je pense à Gianrico Carofiglio) est ici plutôt un inconvénient.

Les personnages sont originaux et fouillés, avec une mention particulière pour le personnage de  Brandon - le rappeur-hacker-à moitié autiste - très réussi. L'ambiance est également bien restituée, je pense notamment aux scènes se déroulant avec les retraités dans le restaurant ouvrier.

Le problème c'est que je n'ai qu'à de très rares moments véritablement réussi à accrocher à l'histoire, sans que je ne puisse vraiment comprendre pourquoi.

Pas découragé pour autant je continuerai à l'occasion à lire l'oeuvre de Patrick Pécherot en espérant trouver la perle rare.
par Hannibal publié dans : Polar français
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Jeudi 27 mars 2008
Les fleurs du bal est le dernier roman de Noël Balen, écrivain et musicologue prolifique.

Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars français.


Résumé

Danse macabre à Toulouse ! Une chanteuse de bal est retrouvée assassinée dans le bus de son orchestre. L'atmosphère du Sud-Ouest est orageuse, les humeurs s'échauffent et les rumeurs croupissent sous le soleil écrasant de juillet. Saturnin Loze, flic faussement nonchalant, mène l'enquête dans un huis clos où les suspects s'esquivent avec talent. Sans permis de conduire ni arme à feu, il traîne sa carcasse exténuée dans les fêtes fiévreuses du samedi soir et découvre un monde du spectacle où fermentent les ambitions frelatées et les gloires dérisoires. Quel secret sommeille derrière les sourires trop émaillés des balochards ? Que se cache-t-il sous le fard et les paillettes ? Comment survivre dans le tourbillon des valses musettes et les éclats cuivrés des paso-dobles ? Il reste comme un parfum de fleurs fanées lorsque les lampions se sont éteints et que chacun retourne à sa nuit.


Mon avis

"C'est Le crime de l'Orient-Express version cassoulet !"

Cette phrase prononcée dans le livre par le supérieur de Saturnin Loze, le commissaire chargé de l'enquête, résume à elle seule Les fleurs du bal d'excellente manière.

"Le crime de l'Orient-Express" car il s'agit sans aucun doute d'un bon roman à énigmes, "à l'ancienne" je dirais, c'est à dire dans la lignée de Christie, Simenon et consorts.
En effet, les protagonistes - musiciens de bal en tournée d'été - sont tous tour à tour suspectés du meurtre de Betty Moore, l'une des deux chanteuses de l'Orchestre International Atlantic-Folies. Dans la promiscuité du bus, ils sont nombreux à entretenir entre eux des relations plus ou moins conflictuelles. L'enquête qui s'annonce difficile pour le commissaire Loze va progresser plus rapidement que prévu car les (mauvaises) langues commencent à se délier.

Et puis "version cassoulet" pour Toulouse et sa région, magnifiquement décrites dans ce roman.
Les personnages, les bourgades rurales du Sud-Ouest, le milieu des musiciens et des bals populaires de l'été, tout est criant de vérité.

Pour ne rien gâter, l'écriture de Noël Balen est vraiment excellente. Le rythme n'est pas effréné, mais le livre ne connaît pas de longueurs. L'ambiance du livre est très agréable et l'auteur distille par moments des petites touches d'humour bienvenues.

Au final, Les fleurs du bal est un excellent roman à énigmes sans prétention. Un polar agréable, idéal pour se détendre.

par Hannibal publié dans : Polar français
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Samedi 22 mars 2008
Je vais tuer mon papa est un roman noir du prolifique Jean-Paul Nozière paru chez Rivages.

Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars français.


Résumé

A Sponge, petite agglomération proche de Dijon, Charles Adam, dit Chad, et Pénélope Bovari forment un couple atypique qui ne passe pas inaperçu. il est saxophoniste, elle enseigne les lettres au collège de la ville. Un jour, Chad reçoit une lettre anonyme, envoyée par " celle dont on ne doit pas prononcer le nom ". La mystérieuse correspondante y annonce qu'elle va tuer son papa car c'est " un homme mauvais ". Après quelques hésitations, Pénélope et son compagnon décident de suivre ce panneau indicateur planté par le hasard, et les deux enquêteurs improvisés remontent la piste du corbeau. Un corbeau qui va se révéler romancier, et dont les écrits sont passablement inquiétants...


Mon avis

L'idée de départ est assez originale.

La construction choisie par Nozière, celle du récit intercalant différents points de vue est appropriée et maîtrisée. Son écriture, sombre mais teintée d'humour, est vraiment agréable à la lecture.

Les personnages principaux sont sympas, mais je n'ai pas totalement accroché : ils ont un quelque chose de "trop" qui fait que ça ne fonctionne pas. Je ne les ai pas trouvé très vraisemblables.

La ville de Sponge ainsi que ses habitants sont eux bient mieux rendus. Nozière excelle dans les descriptions des petites gens, retranscrivant les discussions de comptoir, introduisant tantôt un peu de critique sociale tantôt un peu d'humour dans leurs conversations. Les personnages secondaires (la mère de Pénélope, le facteur) sont bien mieux réussis que les premiers rôles.

Pour ne risquer de trop dévoiler l'histoire, disons que je ne m'attendais pas à ce type de fin, qui m'a pas mal déçu.

Un bon roman tout de même.
par Hannibal publié dans : Polar français
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Mercredi 19 mars 2008
À la petite semaine est le premier roman de Gene Kerrigan, journaliste irlandais renommé.

Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars européens.


Résumé

L'argent afflue en Irlande et Frankie Crowe en veut sa part. Ecœuré par le butin minable de son dernier hold-up, il décide de passer à la vitesse supérieure: le rapt. Mais les pieds nickelés qui l'assistent n'ont ni son envergure, ni sa motivation. Et quand la cible se révèle être un habile juriste qui joue les intermédiaires et non le riche banquier qu'il croyait, Frankie pète les plombs. Au-delà des dérives de médiocres malfrats dublinois et des péripéties parfois cocasses d'un enlèvement foireux, c'est de l'Irlande nouvelle que nous parle Gene Kerrigan, en finesse: la perte d'influence de l'Eglise, le vertige collectif de l'accès à la richesse, les flics mal payés exclus de la prospérité ambiante, la disparition progressive des repères traditionnels.


Mon avis


Avec À la petite semaine, Gene Kerrigan nous livre un très beau "roman noir social".

Bien plus que l'intrigue, somme toute assez simple, le grand intérêt de ce roman réside dans la description du personnage principal de ce roman : l'Irlande d'aujourd'hui.
La trame de l'histoire est simple, mais de très nombreux personnages, tous approfondis gravitent autour d'elle et rendent ce roman bien plus complexe qu'il n'y paraît.

Gene Kerrigan est journaliste, et cela se ressent. Il nous dresse le portrait de son pays à travers une histoire d'enlèvements autour de laquelle on va rencontrer divers personnages très fouillés, de tous âges, de de la petite écolière au septuagénaire blasé.

Les amateurs de polars rythmés allant droit au but seront sans doute déçus. Ici, l'intrigue, dont l'issue paraît de plus courue d'avance, est vraiment secondaire.

Personnellement, j'ai lu ce roman abouti avec grand plaisir, et ai été agréablement surpris par la fin, plus originale que ce que je prévoyais.

Je tenais également à féliciter l'éditeur (Le Masque) pour cette couverture, que je trouve particulièrement réussie et dans le ton de l'histoire.
par Hannibal publié dans : Polar irlandais
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Dimanche 16 mars 2008
Jeux d'enfants est un film de Yann Samuell, que l'on a pu voir en salle en septembre 2003.
Le film doit en grande partie sa réussite sur la performance du couple Guillaume Canet - Marion Cotillard.


Synopsis

Julien et Sophie, deux enfants de 8 ans, sont liés par un jeu assez particulier qu'ils ont inventé ensemble  : le "Cap ou pas cap ?". Sophie est une fille d'émigrés polonais, tandis que Julien est issu d'un milieu bien plus aisé. Les années passent et ils se retrouvent séparés l'un de l'autre. Julien a aujourd'hui 30 ans. Urbaniste, marié et père de deux enfants, il semble nager en plein bonheur. Mais il y a en réalité comme un vide dans sa vie. Sophie refait alors son apparition. Un nouveau mensonge auprès de sa femme et Julien va retrouver son premier amour dans un appartement très chic dévasté par un cambriolage. Ensemble, ils reprennent le jeu qu'ils avaient abandonné...


Mon avis

Le début de ce film, correspondant à l'enfance des personnages principaux est extrêmement réussi. C'est drôle, bien joué, et surtout filmé à merveille.
L'histoire, assez originale est plutôt réussi.
Le couple d'acteurs Canet/Cotillard est impeccable.
La fin est spéciale et assez dérangeante.
Au final, rien d'exceptionnel, mais sans aucun doute un bonne comédie qui se laisse reagarder avec plaisir
par Hannibal publié dans : Cinéma
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Samedi 15 mars 2008
Reservoir dogs est le tout premier film de Quentin Tarantino, dans lequel il est également acteur.
Il est sorti en France en septembre 1992.
On y retrouve des acteurs assez connus tels Harvey Keitel ou Michael Madsen.


Synopsis

Après un hold-up manqué, des cambrioleurs de haut vol font leurs comptes dans une confrontation violente, pour découvrir lequel d'entre eux les a trahis.


Mon avis

Le synopsis comme vous pouvez le constater ci-dessus, est on ne peut plus simple.
Pourtant, Tarantino parvient à faire de cette intrigue simplissime un grand film.

La construction narrative, avec de nombreux flash backs est réflechie et très réussie.
Les acteurs sont excellents, avec pour ma part une mention à Tim Roth, qui interprète Mr Orange dans le film.
La touche Tarantino est déjà présente avec des séquences d'exception, filmées avec grand talent (je pense notamment à la scène de la "blague des chiottes").
Tarantino parvient à nous maintenir sous tension, tout comme les protagonistes de l'histoire, mais sait aussi par moments distiller quelques touches d'humour, dans les dialogues notamment.

Cet excellent film est très noir et plutôt violent (interdit en salles aux moins de 16 ans à l'époque), aussi ne le regardez pas dans l'espoir de passer un moment de détente ou de riglolade.
par Hannibal publié dans : Cinéma
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Jeudi 13 mars 2008
Aime-moi, Casanova est le premier roman d'Antoine Chainas, publié chez Gallimard dans la célèbre Série Noire.


Résumé

Comment faire lorsqu'on est un flic chargé de retrouver un confrère disparu et qu'on est un drogué du sexe, qu'on n'a jamais mis les pieds plus d'un quart d'heure d'affilée dans son bureau et qu'on est harcelé par toutes les femmes qui croisent votre route ?
Sur la voie de la réponse, Milo Rojevic, alias Casanova, rencontrera une dresseuse de chiens aveugle et zoophile, un boxeur K.-O. depuis une dizaine d'années, deux tueurs à gages philosophes, un flic rompu aux méthodes expéditives, une ancienne psy dévoreuse d'hommes et un boucher au langage aussi fleuri qu'incompréhensible.
II y rencontrera aussi le plus dangereux, le plus contradictoire, le plus pathétique de tous... Car il n'est pas de guerre que l'on gagne contre soi-même...




Mon avis


Indéniablement, il y a du talent chez ce jeune auteur qu'est Antoine Chainas.

Il a un style vraiment percutant, et sait parler de choses très dures et/ou très crues avec un vocabulaire à rendre envieux bien des écrivains, ce qui fait qu'on ne ressent pas de gratuité ou d'excès dans les termes employés. Il a le mot juste au bon moment. Un exemple marrant pour illustrer mon propos : je n'avais jamais entendu parler de chibre turgescent, comme quoi, même dans le domaine sexuel, le polar peut nous apprendre du vocabulaire.

Je tiens également à souligner la qualité de son travail descriptif remarquable quant aux différents protagonistes de l'histoire, parfois riches en couleur (La Feuille par exemple).

Malgré ces bons points, j'ai été déçu par l'intrigue policière en elle-même, qui est finalement quasi-inexistante quand on y repense en fin d'ouvrage, ce qui n'empêche pourtant pas le roman de se lire très bien.

Au final, content d'avoir découvert cet auteur, je m'attaquerais donc à Versus, son second roman.
par Hannibal publié dans : Polar français
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Mardi 11 mars 2008
Témoin involontaire est le premier roman de Gianrico Carofiglio, jeune procureur italien.

Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars européens.


Résumé

A trente-huit ans, Guido Guerrieri, avocat à Bari, ne sait plus où il en est : sa femme l'a quitté, ses amis lui paraissent superficiels et son métier l'ennuie.
Il reçoit un jour la visite d'une jeune femme noire dont le compagnon, un vendeur ambulant nomme Abdou Thiam, a été arrêté pour le meurtre d'un petit garçon. Tout incrimine Abdou, en particulier le témoignage accablant d'un patron de bar. Comment défendre un homme condamné d'avance ? Lorsque la visiteuse quitte son cabinet, Guido ne sait pas pourquoi il a accepté cette cause perdue. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que cette affaire va radicalement changer sa vie.


Mon avis


Le milieu de la justice, comme chez Hannelore Cayre - voire par ailleurs mes articles sur Commis d'office ou Ground XO -  est décrit avec une extrême justesse, et pour cause : l'auteur, Gianrico Carofiglio est procureur de la république à Bari, dans le sud de l'Italie, où il est notamment spécialisé dans la lutte anti Mafia et le démantèlement de réseaux de prostitution.
Les scènes de tribunal, et il y en a beaucoup, sont plus vraies que nature, et l'auteur a du prendre bien du plaisir à écrire certains passages, dont le long plaidoyer final de son personnage principal, l'avocat Guido Guerrieri, qui est en tous points remarquable.

Ce roman noir est très bien écrit, et j'ai trouvé le personnage principal - un avocat dépressif se posant toutes sortes de questions existentielles - particulièrement réussi et intéressant. 

Carofiglio a su faire d'une histoire simple, voire banale, un roman qui tient vraiment la route. Cette simplicité de l'intrigue est à la fois la force et la faiblesse de ce livre, qui aurait peut-être gagné en qualité avec une intrigue un brin plus complexe. Cependant, grâce à cette histoire ordinaire, il nous donne à voir les arcanes de la justice italienne, milieu qu'il connaît comme sa poche.

Témoin involontaire est un excellent roman noir et Carofiglio est assurément un auteur italien prometteur.

Son second roman, Les Yeux fermés, mettant également en scène son personnage de Guido Guerrieri vient de paraître en France.
par Hannibal publié dans : Polar italien
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Dimanche 9 mars 2008

Dans les bois (ou The Woods) est le dernier roman d’Harlan Coben publié en France à ce jour.

Il peut être lu indépendamment sans risque puisqu’il ne fait pas partie de la série mettant en scène le personnage de Myron Bolitar.


Résumé

Le procureur Paul Copeland est interrompu dans son travail par deux policiers qui lui demandent de les accompagner à la morgue pour identifier un corps. Une affaire qui réveille de douloureux souvenirs dans le passé de Paul...
Alors qu'il était encore adolescent, pendant un été en colonie de vacances, il avait négligé ses devoirs et laissé sa soeur s'aventurer dans les bois en compagnie d'autres jeunes. Tous avaient été les victimes d'un tueur en série.
Le cadavre découvert 20 ans plus tard à Manhattan semble remettre en question la version officielle des faits. Paul y voit alors l'occasion de se racheter...


Mon avis


Plutôt déçu par mes derniers Coben, auxquels j'avais tendance à reprocher une similarité assez dérangeante au niveau de la construction de l'intrigue, cet opus m'a bien plu. Bien que la trame reste très similaire - évènements et personnages du passé ressurgissant soudainement - il y a une certaine "fraîcheur" dans ce roman.

Comme à son habitude, Harlan Coben excelle dans les descriptions des ses personnages et de leur vie quotidienne. Le personnage principal, le procureur Paul Copeland,  est attachant, et j’ai particulièrement apprécié la mise en avant de ses relations avec sa jeune fille.

Les rebondissements sont on ne peut plus nombreux, plus encore vers la fin. L’intrigue fonctionne à merveille et je n’ai pas su/pu prévoir ces rebondissements.

Au final un très bon roman qui me réconcilie avec cet auteur talentueux.
par Hannibal publié dans : Polar americain
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Mercredi 5 mars 2008

Monster est un manga de Naoki Urasawa. Cette série de 18 volumes, parue au Japon dès 1994, est aujourd'hui considérée comme une des oeuvres incontournables du manga.

La série suit surtout le parcours de Kenzô Tenma, un jeune chirurgien, et de Monster, un tueur en série qu'il a sauvé alors qu'il était encore enfant.


Résumé

Par une nuit de 1986, une décision d'ordre éthique va conduire le docteur Kenzô Tenma à sauver la vie d'un enfant aux dépens de celle du maire de la ville. Comment pouvait-il savoir que son acte aurait de telles conséquences ? Car l'enfant qu'il a sauvé, a grandi, et semble être le dénommé Monster.


Mon avis

Ayant toute une culture manga à acquérir, j'ai demandé conseil autour de moi, afin de savoir par où commencer. L'un des noms qui revenaient sans cesse était Monster. Pour un passionné de polar, c'était faire d'une pierre deux coups.

Je ne peux que confirmer tout le bien qui circule sur ce manga exceptionnel et son auteur, le talentueux Naoki Urasawa, également l'auteur de 20th Century Boys, autre série connaissant un franc succès.

Les dessins sont d'excellente facture, mais je pense que les qualités principales de cette série ne sont pas à trouver de ce côté-là.

Là où Monster frise l'excellence, c'est dans l'intrigue. A la manière d'un Prison Break (pour fair un parallèle avec la télévision), ce manga n'offre aucun répit au lecteur. Le supense est permanent et les rebondissements incessants.
Les personnages sont très nombreux, mais pas superficiels pour autant. La magie opère donc facilement : on s'attache à certains personnages, moins à d'autres, et il y en a tellement qu'on a vraiment l'embarras du choix !
L'histoire, on ne peut plus simple au départ se complexifie au fil des tomes, tout en restant toujours compréhensible et assez crédible.

Le petit défaut de la série se situerait selon moi dans les tomes du mileu, où l'intrigue principale cède sa place à de nouvelles histoires, connexes, qui ne sont pas mauvaises, mais ralentissent quelque peu le rythme effrené de la poursuite de Tenma. A ce petit inconvénient, des "mangaphiles" m'ont rétorqué : "c'est toujours le problème avec les séries qui marchent, l'éditeur pousse l'auteur à faire durer son histoire" (intérêts commerciaux obligent).

Ce qui m'a paru également intéressant, c'est le contexte géographique de l'histoire, qui une fois n'est pas coutume pour un manga, ne se déroule pas au pays du soleil levant, mais bien en Europe. Voir les paysages allemands ou la ville de Prague avec des traits orientaux est on ne peut plus intéressant, d'autant plus quand le mangaka en question a un réel talent.

Pour conclure, Monster est un manga incontournable et excellent que je conseille à tous.

par Hannibal publié dans : Bande dessinée
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