Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars français.
RésuméDans une ville à l'abandon, quatre hommes, éternels perdants, préparent l'attaque d'un fourgon blindé. Il y a Félix, éreinté par la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste, et Zamponi, l'artisan lessivé. Ils jouent leur dernière carte. Leur plan? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d'un oncle défunt. Mais la poisse les poursuit. La grève des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s'en mêle, les curieux rappliquent, un restaurant déserté retrouve une jeunesse... Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renaît. Les fantômes du passé entrent dans la danse, apportant avec eux une mémoire oubliée : un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais, expulsés de France dans les années trente. Quand les fils du destin s'enchevêtrent, le bal des "pas-de-chance" est ouvert...
Mon avis
Plutôt mitigé après la lecture de Tiuraï, je n'ai toujours pas été convaincu par Patrick Pécherot.
Soleil noir est sans doute un bon roman de la même couleur, mais il ne m'a pas emballé outre mesure.
Objectivement, je ne vois pas trop quels défauts on pourait lui trouver, sinon une lenteur certaine dans l'intrigue, argument facilement balayable par les amateurs de romans noirs (dont je suis), pour qui de toute façon le suspense à tout prix n'est pas la priorité.
Autre raison possible, l'intrigue en elle-même, contrairement à certains auteurs (je pense particulièrement à Dennis Lehane) est vraiment simple dès le départ ne se complexifie quasiment pas par la suite. La simplicité de l'intrigue, parfois retournée en avantage ( je pense à Gianrico Carofiglio) est ici plutôt un inconvénient.
Les personnages sont originaux et fouillés, avec une mention particulière pour le personnage de Brandon - le rappeur-hacker-à moitié autiste - très réussi. L'ambiance est également bien restituée, je pense notamment aux scènes se déroulant avec les retraités dans le restaurant ouvrier.
Le problème c'est que je n'ai qu'à de très rares moments véritablement réussi à accrocher à l'histoire, sans que je ne puisse vraiment comprendre pourquoi.
Pas découragé pour autant je continuerai à l'occasion à lire l'oeuvre de Patrick Pécherot en espérant trouver la perle rare.



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