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Hannibal le lecteur

Scalpel / Campbell Armstrong

5 Novembre 2008 , Rédigé par Hannibal Publié dans #Polar écossais

Scalpel est le dernier roman paru en France du prolifique auteur écossais qu'est Campbell Armstrong. Il s'agit de la quatrième enquête de Lou Perlman un policier juif opérant à Glasgow.

Il fait partie de la sélection automnale du Prix SNCF du Polar dans la catégorie « Polars européens ».



Résumé


En congé maladie prolongé, Lou Perlman se morfond et attend les lettres de Miriam, son inaccessible belle-sœur. Une main sectionnée (à la scie, travail propre) est découverte chez lui dans un sachet en plastique, sous une pile de journaux. Qui en veut à Lou ? Latta, le flic cinglé, sa pire Nemesis ? Désœuvré, Lou enquête sur un trafic d’organes en ayant recours à ses vieux indics, et à son inimitable méthode. Cela le mènera chez Dorcas, un ex-chirurgien cinglé, et sur les traces d’un travesti qui a besoin de fric pour parachever sa transformation… Des scènes terrifiantes dans une maison victorienne délabrée digne de “Psychose” ; d’autres montrant une bande de gamins intrépides, sans valeurs ni ligne de conduite, qui n’ont de pitié que pour leur mascotte, un furet nommé Issy : Glasgow devient un territoire lunaire de violence pure et gratuitement désespérée, où tout peut arriver.



Mon avis


Scalpel est le premier roman de Campbell Armstrong que j’ai eu l’occasion de lire.
Je ne crierai pas au génie, mais cet auteur fait désormais partie - comme tant d’autres – de la longue liste d’écrivains dont j’envisage d’approfondir la lecture de leur œuvre.

C’est un roman noir assez classique dirons-nous, avec la plupart des personnages incontournables du genre : le flic mélancolique et buveur de whisky (celui-ci a au moins une circonstance atténuante, il est Écossais !), les tarés de service, la femme fatale qui va bien, etc.
Lou Perlman, le personnage principal est particulièrement réussi et m’a fait penser à certains moments – lors de ses périodes de spleen surtout  – à l’un de mes personnages de polar préférés : Erlendur Sveinsson, le commissaire d’Indridason. Comme lui, Perlman aime prendre son temps lorsqu’il enquête pour aller rendre visite à ses tantes (juives comme lui) autour de biscuits et d'une "cup of tea" par exemple.

Du coup, pas de suspense intenable ni de scènes d’action en cascades. L’intrigue, débutant par une main mystérieuse que Perlman retrouve dans le bazar de sa propre chambre, est somme toute assez simple et l’on peut même parler par moments (assez rares certes) de longueurs. Celles-ci sont toutefois largement compensées par d’excellents passages, comme le chapitre 26, dans lequel Armstrong nous donne à voir un quartier populaire de Glasgow ainsi qu’une description, aussi belle que juste, d’une bande d’ « enfants perdus » des temps modernes. Pour dire, je l’ai même relu, chose qui ne m’arrive pas souvent.

Je n'ai pas - encore - lu les aventures de Rebus (oui, c'est un peu honteux, je sais, mais par pitié, ne me fouettez pas !) mais je pense qu'on peut dire que Campbell Armstrong est à Glasgow ce que Ian Rankin est à Édimbourg.


J’ai passé au final un bon moment de lecture avec Scalpel, ce long roman noir (420 pages) qui s'il n'est pas exceptionnel n’en demeure pas moins d’une qualité certaine.



Scalpel (Butcher, 2006) de Campbell Armstrong, Le Masque (2008), traduit de l'anglais (Écosse) par Freddy Michalski (420 pages).

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