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Hannibal le lecteur

Le déjeuner du coroner / Colin Cotterill

28 Septembre 2008 , Rédigé par Hannibal Publié dans #Polar anglais

Le déjeuner du coroner est un roman de l’anglo-australien Colin Cotteril se déroulant au Laos durant la Guerre Froide.
Il a remporté la 7e édition du Prix du Polar SNCF dans la catégorie Polar Européen.


Résumé

Laos, 1976. Les communistes du Pathet s’emparent du pouvoir et l’intelligentsia fuit le pays. Siri Paiboun, un médecin qui a fait ses études à Paris, décide de rester. A 72 ans, et bien que n’ayant jamais pratiqué d’autopsie, il est nommé coroner. Malgré l’âge, il a gardé intactes sa curiosité et son intégrité, et ce n’est pas une poignée de bureaucrates ignorants qui va lui dicter sa loi !
Quand la femme d’un ponte du Parti meurt en plein banquet et que les cadavres de trois soldats vietnamiens sont retrouvés sur les eaux d’un lac laotien, tous les regards se tournent vers lui. Décidé à résoudre ces crimes en dépit des tentatives d’intimidation, Siri mène l’enquête, recrutant au passage quelques vieux amis, mais aussi les chamans hmongs, les esprits des forêts, et même ceux des morts qui le visitent en songe…


Mon avis

Contrairement au Massacre du Maine dont on peut quelque peu se demander pourquoi il a reçu son prix, je  comprend parfaitement pourquoi les lecteurs du Prix du Polar SNCF ont choisi de couronner Le déjeuner du coroner.

Ce roman est excellent de bout en bout et sa lecture est un pur bonheur.

Siri Paiboun, atypique par bien des aspects pour un « enquêteur » de polar est l’un des meilleurs personnages de romans que j’ai rencontré ces dernières années.

Son âge avancé – il a 72 ans –, son métier assez particulier : coroner, son sens de l’humour développé, sa curiosité excessive, son attitude envers la bureaucratie communiste, etc. Tout chez Siri m’a énormément plu.
Les autres personnages ne sont pas en reste. Les assistants de Siri, M. Geung, un trisomique à la mémoire prodigieuse et Mlle Dtui une jeune infirmière férue de revues people mais très perspicace, sont également sympas.

Le cadre spatio-temporel, c’est-à-dire le Laos communiste de la fin des années 1970, est bien décrit, et n’a pas cet aspect purement documentaire parfois rasoir dans le polar. Bien au contraire, tout cela est au service d’une intrigue efficace qu’on a bien du plaisir à suivre.

Le déjeuner du coroner, c’est également un bon remède pour combattre la morosité. J’ai vraiment beaucoup ri tout au long de ce roman, des pensées et réflexions de Siri bien sur, mais pas seulement.

Le second roman de la série – il y en a déjà 5 de publiés en anglais – La dent de Boudha, est paru en France l’an dernier. Je ne manquerais pas de le lire un de ces quatre, en attendant la suite des aventures de Siri Paiboun.

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dasola 29/11/2011 15:15

Bonjour, j'ai lu les deux romans parus en français (voir mon billet http://dasola.canalblog.com/archives/2010/01/25/16650193.html. Je ne savais pas qu'il y en avait 5 publiés en anglais. J'ai aimé
l'originalité du contexte et en effet c'est une lecture agréable. Bonne après-midi.

Hannibal 29/11/2011 16:16



En allant voir ton lien je me suis rendu compte (oups, j'avais oublié) que j'avais déjà été sur ton blog. La preuve, j'ai commenté l'article en question. Il faudra que je lise La dent du
Boudha à l'occasion. Dommage que les autres n'aient pas été traduits.