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Hannibal le lecteur

L’agneau / Christopher Moore

7 Août 2008 , Rédigé par Hannibal Publié dans #Polar américain

L’agneau (ou Lamb: The Gospel According to Biff, Christ's Childhood Pal, pour ceux qui préfèrent les titres en VO) est le sixième roman de l’original Christopher Moore.


Résumé

Mais où a donc bien pu passer Jésus-Christ entre douze et trente ans, entre le jour où il époustoufle les docteurs de la Loi à Jérusalem et celui où il réapparaît sur les bords du Jourdain ? Seul Biff, le meilleur pote du Messie, le sait et c'est précisément pour nous le raconter qu'on l'a ressuscité d'entre les morts.

En fait, l'histoire que Biff nous narre est en elle-même miraculeuse, pleine de voyages remarquables, de guérisons magiques, de Kung Fu, de gourous, de résurrections des corps, de démons et de filles aussi ravissantes que libérées. Malgré tout son dévouement et toutes ses ruses, le meilleur copain de Notre Sauveur n'arrivera pas à détourner Jésus de son destin tragique. Mais personne ne l'aime autant que lui sauf peut-être Maggie - Marie Madeleine -, et Biff n'est pas du genre à laisser son pote souffrir et monter au Calvaire sans se battre jusqu'au bout.


Mon avis

Une personne m’ayant un jour pris en stop m’avait fortement conseillé cet auteur, et ce roman en particulier. Qu’elle en soit ici remerciée.

Pour commencer je dois dire que j’ai été enthousiasmé par une très grande partie de ce livre.

Oser s’attaquer sur un ton humoristique assez rentre-dedans à la vie d’un personnage aussi célèbre que Jésus, il fallait le faire. Cela a donc été fait et bien fait par Christopher Moore dans L'agneau.

Ce qu’il faut vraiment mettre en avant dans ce roman c’est l’humour de l’auteur très bon mais aussi très varié. Cela va des situations absurdes aux personnages loufoques en passant par les jeux de mots à deux balles et autres. S’il faut convenir que Moore part quelquefois dans le grand n’importe quoi, un peu à l’image des Monty Pithon (qui ont également ri de Jésus dans Life of Brian soi dit en passant), il s’appuie toujours sur des bases « historiques » et a effectué un travail de recherche très important pour ce livre, démarche qu’il explique en toute fin de roman (lectures historiques sur la vie à l’époque, lecture des textes bibliques, …).
Je mets « historiques » entre guillemets puisque le peu de sources dont on dispose sur Jésus, les Apôtres, etc. sont peu sûres du point de vue de l’historien, c’est à dire difficilement vérifiable en croisant les sources : les évangiles notamment se contredisent sur certains points,  et sont pour la plupart bien postérieures à la vie de Jésus.

Le personnage de Biff et son amitié avec Joshua (ou Jésus, comme vous préférez) est également l’un des points forts de ce livre. Certains thèmes, comme le rapport de Joshua avec les femmes, ou l’arrivée dans le présent de l’ange Gabriel (qui regarde Dallas, …) sont intelligemment traités et toujours dans le but de faire rire le lecteur.

J’ai dit enthousiasmé par une très grande partie du livre, et non pas du début à la fin puisque certains passages m’ont ennuyé, voire agacé. Moore fait parfois dans la surenchère et (à mon humble avis) ne gagne rien à en faire trop. Ce roman est aussi relativement long (plus de 700 pages en poche), ce qui peut expliquer la lassitude du lecteur envers certains passages un peu moins bons que les autres.

Au final, L’agneau est un roman désopilant sur la vie de Jésus et de son meilleur ami Biff,  très documenté, mais de qualité un peu inégale par moments.


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Nico 12/06/2012 21:11

Pour ma part, j'ai trouvé très long ce roman. J'ai beaucoup aimé la première partie du roman, mais dès le premier mage, j'ai commencé à décrocher. A partir du deuxième, je n'en pouvais plus: trop
long et ennuyeux, et même franchement lourdingue, alors que la première partie m'a semblé bien plus subtile. Bref, j'ai fini par abandonner ce roman. Dommage, car le roman comporte de réelles
qualités.

Hannibal 14/06/2012 10:29



Ca fait longtemps que je l'ai lu.
Je crois me souvenir, en effet, que la seconde moitié m'avait paru plus longue que la première mais j'ai beaucoup ri tout du long aussi je n'ai pas souffert de la longueur, même si le texte
aurait sans doute gagné à être un peu plus concis.



domi 14/01/2009 06:37

Hello! En ballade par chez vous, je voulais aussi vous signaler si vous ne les avez pas déjà lus: un blues de coyote et le lézard lubrique de Melancholy cove..... du même auteur, moi j'ai vraiment bien aimé!

Hannibal 14/01/2009 16:38


Merci pour votre visite et votre commentaire.
Il s'agit pour l'instant du seul livre de Christopher Moore que j'ai lu mais je n'exclue pas d'en lire d'autres et je connais effectivement les titres que vous citez de (bonne) réputation.