Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hannibal le lecteur

Alligator strip / Chris Haslam

21 Juin 2008 , Rédigé par Hannibal Publié dans #Polar anglais

Alligator strip est le second roman de Chris Haslam mettant en scène le personnage de Martin Brock. Bizarrement, il s’agit seulement du premier à être publié en France.

Il fait également partie de la dernière sélection du Prix SNCF du polar, dans la catégorie polar européen ce coup-ci.


Résumé

Au moment où il va se faire pincer pour grivèlerie dans un restaurant de Marrakech, Martin Brock, individu séduisant et peu recommandable, est sauvé in extremis par l’intervention d’un homme d’affaires américain, Eugene Renoir. Aux abois, Brock accepte de suivre son bienfaiteur en Floride, où il va l’aider à monter une escroquerie géniale. Si leur trafic de pièces de monnaie anciennes se déroule comme prévu, il sera millionnaire, garanti. C’est compter sans Sherry-Lee, une minable strip-teaseuse dont Martin s’entiche, le petit ami de Sherry-Lee qui, sorti de prison, veut lui faire la peau parce qu’elle lui a piqué une demi-tonne d’herbe mexicaine, la traîtrise de Renoir et l’ouragan qui approche… N’importe qui d’un peu sensé prendrait ses jambes à son cou. Mais Martin Brock n’est pas n’importe qui.


Mon avis

Alors que le Prix du Polar SNCF m’avait jusqu’alors habitué à des sélections très diversifiées j’ai trouvé de fortes similitudes entre cet Alligator Strip et L’encombrant Mister Kitchen dont je vous ai déjà parlé ici-même.

Ce sont tous les deux des polars que l’on pourrait ranger dans une catégorie que j’appellerais « roman noir humoristique » (ou quelque chose de semblable, c’est le concept qui importe pas la dénomination exacte).
Ceux-ci ont en commun d’avoir un personnage principal anti-héros et plutôt antipathique, même si Martin Brock est moins craignos que son homologue.

Les deux auteurs sont dotés d’un humour similaire : plutôt noir, « british » et croustillant. Ils ont tous les deux un talent fou pour fourrer leurs personnages dans les situations les plus farfelues, et un regard plutôt critique sur la société qu’ils dépeignent : ici l’Amérique profonde, avec ces ploucs armés jusque aux dents, vidant bière sur bière dans leur mobile home.

Vous l’aurez sûrement compris, ces livres font partie d’un genre que j’affectionne particulièrement.
S’il fallait achever cette comparaison par un classement, je mettrai Alligator Strip de peu derrière L’encombrant Mister Kitchen, qui va peut-être plus loin dans la noirceur.

A quand la traduction de la première aventure de Martin Brock messieurs les éditeurs ?

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article