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Hannibal le lecteur

L’otage / Olav Hergel

9 Avril 2008 , Rédigé par Hannibal Publié dans #Polar scandinave

L’otage est le premier roman d’Olav Hergel, journaliste reconnu et plusieurs fois récompensé dans son pays, le Danemark.

Il fait partie de la sélection Printemps 2008 du prix du polar SNCF dans la catégorie polars européens.


Résumé


 Lorsque la journaliste Rikke Lyngdal, envoyée spéciale en Irak, est enlevée par un groupe de terroristes qui exigent le retrait des troupes danoises de leur pays, le monde entier est suspendu à son sort. Toutes les chaînes de télévision retransmettent la scène au cours de laquelle l'un des ravisseurs lui sectionne une partie du petit doigt. L'émotion est à son comble. Aussi est-elle considérée comme une héroïne nationale et reçoit un accueil triomphal au Danemark, après son évasion. Pourtant, à y regarder de près, il subsiste quelques zones d'ombre dans ses déclarations... Et si elle avait menti ? Et si elle était la complice de ce jeune Irakien aux yeux bleus, identifié comme son geôlier, et désormais sur le territoire danois ?

Mon avis


Il m’est difficile de trouver comment débuter mon article sur cet extraordinaire roman noir.

Peut-être commencerais-je donc par dire qu’on se situe avec L’otage aux frontières du policier. A bien des égards il s’agit presque d’un documentaire. Ce n’en est pourtant pas un puisque tous les personnages ainsi que l’intrigue sont des évènements tout droit issus de l’imagination fertile d’Olav Hergel. Pourquoi le qualifier alors de quasi-documentaire ou de docu-fiction ? Tout d’abord parce que cette histoire, bien qu’inventée aurait pu (ou pourrait) se dérouler à tout moment au Danemark, mais surtout parce que de nombreux aspects de la société danoise nous sont exposés comme le ferait un journaliste (ce qui n’est pas un hasard puisqu’il s’agit précisément de la profession de l’auteur). Si les sujets principalement abordés sont la politique et l’immigration, d’autres le sont également.

L’Otage, c’est aussi une plongée au cœur des médias danois : presse écrite tout d’abord, puisque Rikke Lyngdal, la charmante héroïne de ce roman est journaliste dans un des plus grands quotidiens de la capitale, mais aussi la télévision.

En matière politique, Olav Hergel nous donne à voir les arguments des différentes forces en présence (en matière d’immigration mais pas seulement) et ce sans véritablement prendre parti, laissant le lecteur se forger son opinion propre.

Ce premier roman est pour moi un chef-d’œuvre (sans doute un des meilleurs livres que j’ai eu l’occasion de lire en 2008). C’est donc avec grand plaisir que je lirai le prochain roman de ce talentueux auteur danois.

Je tiens à féliciter au passage l'éditeur (Gaïa) pour sa collection (Polar), dans laquelle je n'ai  pas souvenir d'avoir trouvé un mauvais livre.

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Mentor 20/04/2009 22:18

J'ajoute à mon message précédent que je viens également de lire La Princesse des Glaces, de Camillia Läckberg et que, décicément, j'aime ces auteurs suédois et danois ! Je cherche maintenant à me procurer Le Prédicateur, 2ème roman de Camillia Läckberg traduit en français. Il en reste 3 autres à traduire et ça ne va pas très vite ! Millenium et La Princesse des Glaces sont chez Actes Sud

Hannibal 23/04/2009 11:31


Content que ce roman vous ai plu.
J'aime beaucoup le polar nordique mais n'ai toujours pas ouvert un Mankell (shame on me)
Je n'ai pas lu Läckberg non plus d'ailleurs.
J'aime beaucoup les Islandais surtout (Indridason, et à un degré moindre Thorarinsson).
J'entends actuellement énormément de bien sur le dernier roman du Norvégien Nesbø. Je découvrirai peut-être cet auteur un de ces quatre.
Merci de votre visite et à bientôt peut-être


Mentor 20/04/2009 22:14

Je viens de terminer ce roman qui concourt pour un prix inter-comités d'entreprises 2009, et j'avoue l'avoir lu avec beaucoup de plaisir. Même si quelques invraisemblances ou exagérations l'émaillent, il se lit facilement et on accroche bien avec les 2 héros qui sont vite attachants. On en apprend aussi pas mal sur la mentalité danoise au sujet de l'immigration chez eux. Cela m'a renvoyé à Millenium que je venais de terminer, aussi avec grand plaisir. Les mentalités nordiques à ce sujet se ressemblent ! Par ailleurs, il est vrai que Hergel n'arrive pas à la cheville d'un Mankell dans le genre. Mais comparons les choses comparables ! ;-)

François 14/02/2009 21:07

Je confirme tout ce que vous dites sur ce livre.

Hannibal 14/02/2009 23:18


Merci pour votre visite et votre commentaire.
Ravi de voir que d'autres ont apprécié ce livre à sa juste valeur.
Il n'aura pas gagné le prix SNCF du Polar mais aura tout de même été jusqu'en finale, signe d'une certaine reconnaissance.


Michel Duranton 15/11/2008 12:05

A ma grande honte, j'avais oublié Jo Nesbo dont je possède tous les romans et que j'apprécie également énormément. Idem pour le dernier Edwardson ainsi que Stieg Larson.
En fait, tellement déçu par la lecture de l'Otage, recommandé par une amie que j'ai cherché à savoir ce qui s'en disait sur la toile et suis tombé sur votre avis. Ce qui a suscité mon commentaire très "acerbe". Une façon de me "défouler" sur vous plutôt que sur mon amie... N'y voyez bien entendu aucune acrimonie envers vous.
Pour ce qui est de l'intillation par la presse de la phobie de l'immigration et la façon dont elle est traitée dans cet ouvrage, militant de RESF, j'y suis relativement sensibilisé, mais n'ai pas trouvé le "courage" de pousser plus avant ma lecture pour connaître la façon dont Hergel en parle. C'est peut-être dommage, mais c'est ainsi et je reconnais n'avoir pas envie, pour le moment, de remettre mes yeux dans ce roman.
Je reviendrai à l'occasion sur votre blog.
Sympa et merci de m'avoir répondu si vite.
Au plaisir de vous lire.

Michel Duranton

Hannibal 15/11/2008 14:02


Merci à vous


Michel Duranton 15/11/2008 09:35

Il est à souhaiter que l'Otage soit le seul et unique roman écrit par Olav Hergel. Insipide, insignifiant et totalement invraisemblable. Heureusement, certaines descriptions frappent justes, mais franchement, l'enlèvement de Rikke Lungdal et sa "libération", comment voulez-vous y croire ? La façon dont Nazir extorque 4000€ au général est d'un ridicule... que même un réalisateur de série B n'oserait mettre en scène. Sur l'immigration il dit certainemetn des choses justes, encore faudrait-il les lire. J'avoue que cet ouvrage m'est tombé des mains sa 100ième page.
Vous dites que c'est un chef d'oeuvre... grand lecteur de roman policier depuis plusieurs décennies, je m'inscriqs bien entendu en faux par rapport à votre assertion. Mais bien entendu chacun pense, dit et écrit ce qu'il veut.
Allez lire les romans d'Edwardson, Indridason, Staleesen, Mankell et autres, et là, vous pourrez parler de très grands romans, qui plus est parfaitement écrits et traduits. Et je ne parle que de romans policiers "nordiques".

Hannibal 15/11/2008 10:23


Bonjour, et tout d'abord merci pour votre commentaire

Si vous avez quelque peu parcouru mon blog, vous vous êtes sûrement rendu compte que j'adorais Indridason, un de mes auteurs préférés dont je ne rate pas une parution.
Pour s'en tenir au romans scandinaves -ou nordiques peu importe comment on les appelle- j'ai également lu Håkan Nesser, Arni Thorarinsson et Stieg Larsson.
Quant à Mankell, Staalesen, Edwardson et autres Nesbø (que vous avez "oublié", peut-être ne l'aimez-vous pas ?), ils font partie de ces trop nombreux auteurs dont je souhaiterait lire un livre,
tout comme le couple Maj Sjöwall et Per Wahlöö dont on parle actuellement beaucoup sur le Web à l'occasion des rééditions de leurs romans par Rivages/Noir.
J'ai d'ailleurs entendu une excellente critique concernant le dernier Edwardson, Ce doux pays, qui - heureuse coïncidence - a également pour sujet principal l'immigration.

Pour en revenir à L'otage, je me rends compte à la relecture de l'article que j'ai peut-être été un peu trop dithyrambique (j'ai d'ailleurs effectué d'infimes modifications), mais je ne retire pas
ce que j'ai dit : c'est pour moi un excellent roman noir.
Seul "défaut" : le suspens n'est pas son point fort, mais ce n'est pas ce que j'attend -forcément- d'un roman noir.
Je comprends que vous n'ayez pas eu le même sentiment, même si je vous trouve dur dans votre jugement (vous avez le droit). Peut-être (j'ai des doutes) l'auriez-vous un peu plus apprécié si vous
aviez continué sa lecture ?
Je ne suis apparemment pas le seul à avoir apprécié ce roman puisqu'il est toujours en course pour le Prix SNCF du Polar.

Concernant votre longue expérience du roman policier, je serais ravi d'en profiter à l'occasion. Si vous avez des auteurs favoris à me proposer par exemple.
J'ai tout juste 20 ans, et ai donc, même si je lis beaucoup, un "retard" fou en matière de lectures de romans policiers.
Peut-être avez vous un blog ?


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